Aleas, risques et catastrophes : les facteurs selon la climatologie et la géologie

En analysant les plaines d’Antananarivo du point de vue de la Haute Ville, il remarquablement surprenant de noter la présence d’une étendue de rizières et de marécages de cressons. On se pose des questions sur la raison qui poussent certains riverains a bâtir tout près des de ces marécages. Pourtant, en période de forte pluie, comme c’était le cas pendant les mois de février et mars 2015, l’inondation était aux alentours jusqu’au point d’engloutir des maisons en étage. C’était le cas des victimes de Soavina Atsimondrano selon les interviews effectués par l’équipe de la plateforme FOCOJ durant la formation des formateurs du 24 au 27 avril 2015. Quant aux collines d’Antananarivo, elles enterrent des roches depuis des milliers d’années pour devenir vulnérable à cause de ces pluies. Ce qui entrainent des éboulements et des glissements de terrains.

Durant un débat à la RUA 107 FM, le Professeur James Ravalison, climatologue, attribue les causes des pluies incessantes par la rencontre de la mousson et de l’alizée pendant les périodes cycloniques. Il affirme qu’il s’agit d’une variabilité climatique qui n’est plus de l’ordre d’un alea ou d’un risque mais d’une catastrophe naturelle. Le Professeur Voahangy Ratrimo, géologue, a expliqué que le réchauffement planétaire et des couches terrestres ainsi que la pénétration de l’eau rendent périlleux certains terrains. C’est le cas d’Avaratr’Ankatso et de la Haute Ville.

Selon le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes, il s’avère très important de savoir gérer les bassins versants et la planification des aménagements de territoire. Belanitra, Masay, Soavina, Betsimitatatra sont des endroits à haut risque pour l’inondation. Quant aux collines granitiques, elles ne sont pas exemptées de dangers. Les constructions informelles et les endroits vulnérables méritent une attention particulière. Des vies sont en danger !