Ateliers sur la démarche qualité de l’Université d’Antananarivo, un évènement en collaboration avec l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) Bruxelles.


Face aux nouveaux besoins et aux nouvelles aspirations, l’innovation s’impose. Une semaine d’atelier a été organisé à Antananarivo pour le lancement d’une opération d’amélioration de qualité de l’enseignement supérieur. Interview avec Aline Muller et Phillipe Lepoivre, responsables de la démarche qualité dans le cadre du partenariat entre l’ARESS CCD de Bruxelles et l’Université d’Antananarivo.



Nathan Raherivelo : Quel est l’objet de l’organisation de cet atelier ?
Aline Muller : L’objectif c’est d’informer, de rassembler, et d’échanger avec les filières pilotes dans la démarche qualité. Après une année de partenariat, il faut savoir qu’une série d’étapes a été déjà franchie sur la sensibilisation, la communication la formation du bureau exécutif qui d’ailleurs a été en Belgique pour se documenter à propos du développement d’un référentiel. C’est pour constituer la première brique de la démarche qualité à l’université d’Antananarivo. Le comité de pilotage a rassemblé tous les corps centraux de l’enseignement, le responsable de la mise en place du LMD, la cellule pédagogique, la cellule CAPTICE. Il s’agit de présenter l’outil de pilotage, discuter sur sa mise en œuvre, accompagner les filières pilotes jusqu’au démarrage de leurs rapport d’autoévaluation. Bref, on veut s’évaluer pour évoluer.
Phillipe Lepoivre : J’aimerais juste ajouter que l’université d’Antananarivo a délibérément décidé d’entamer une approche qualité, indépendamment des pressions extérieures.
N.R : Comment s’est passée la semaine ?
A.M : Très agréable, nous avons travaillé sur un principe d’égalité, de liberté d’initiative et de travail de groupe pour réfléchir ensemble, dans une ambiance très constructive. Nous n’avions pas peur des problèmes.
P.L : Les points évoqués et soulignés dans le cadre de l’atelier tendent vers la réalisation d’une séance de travail et de réflexion entre les parties prenantes à savoir le Personnel enseignant, le personnel administratif et technique ainsi que les étudiants sur l’organisation du travail, sur la qualité de vie des individus voire sur le fonctionnement de l’institution. Un compromis sera né lequel se traduira en projet. Le point de départ du travail sera le rapport d’évaluation appuyé par un outil de pilotage pour définir un référentiel de qualité. Y seront définis les valeurs et les objectifs de l’institution en fonction des objectifs de développement du pays.
N.R : Avez-vous atteint les objectifs ?
A.M : Oui bien sûr, toute l’équipe, tout le groupe de rédaction de l’autoévaluation savent maintenant ce qui les attendent, quels outils ils vont mobiliser, avec quelles méthodes. Il y a le bureau exécutif de la démarche qualité de l’université d’Antananarivo au service des 3 filières pilotes pour fournir des informations, de la documentation et des conseils. Tous les outils et les services pour renforcer la démarche sont là. D’ailleurs, le Président de l’université et toute son équipe ont la volonté de tout mettre en œuvre de manière optimale possible.
N.R : Les étapes suivantes ?
A.M : On va faire des échanges bilatéraux pour constituer et officialiser les groupes de rapport d’autoévaluation. Chaque semaine, ces groupes vont créer un espace de réflexion à travers lequel ils vont travailler sur le référentiel et prendre méthodiquement chaque axe dans le référentiel. Evoquer les forces les faiblesses les opportunités et les menaces. Ils ont outils d’analyse pour rédiger le rapport d’autoévaluation en 6 mois avec un plan d’action pour une vision d’avenir. Vers la fin de l’année le rapport va faire l’objet d’une évaluation selon le principe du critical friends, un regard extérieur, un commentaire et des suggestions contrairement à une évaluation normée.
P.L : A terme, une démarche qualité comme processus technique se doit d’être adopté. Toutefois, les parties prenantes ont été convaincues que la solution d’amélioration se base sur une réflexion participative pour une offre plus appropriée. Autrement dit, une décision concertée de tous les acteurs qui sont le Personnel enseignant, le Personnel Administratif et Technique et les étudiants.
N.R : Le mot de la fin ?
A.M : Merci à l’université d’Antananarivo pour leur confiance au programme de l’ARES CCD. Merci également à tous les participants pour leur confiance et enthousiasme. On a vu des petits diamants partout dans cette université. Il y eu des difficultés mais il y a la volonté de trouver des solutions et d’aller au maximum des moyens qui sont disponibles. Pour aller faire un plaidoyer pour trouver des moyens supplémentaires surtout de puiser dans les moyens, dans la compétence et dans la créativité à trouver des solutions.