Etudes et conservation des baleines de Ste Marie, opportunité d’études, de recherches et d’emplois


Destination touristique, l’Ile Sainte Marie, en malgache Nosy Boraha, est connue pour sa végétation luxuriante, sa faune et sa flore endémiques, ses fonds marins de qualité et l’accueil de ses habitants. Nosy Boraha est reputée par son histoire romanesque et son ancien repaire de pirates. L’Ile Sainte Marie est un endroit recommandé pour passer les vacances.


Pendant les périodes hivernales de juin en septembre, l’Ile devient un sanctuaire de baleines à bosse en venant de l’Antarctique. Les environnements marins sont propices à leur reproduction et d’accompagnement de mère-baleineau. Pourtant, peu de recherche scientifique se concentre sur la communication entre la mère et le baleineau. En vue de creuser sur ce sujet, Anjara Saloma s’est inscrit en thèse de doctorat sous la tutelle de l’Université d’Antananarivo et de l’Université de Paris Sud. Auparavant, elle était une éco volontaire de l’Association Cétamada. Elle a manifesté un grand intérêt sur les mammifères marins, en particulier les baleines a bosse. Son terrain n’est autre que les environnements marins de l’Ile Sainte Marie dont l’association Cetamada se préoccupe de la conservation. A quoi consiste alors sa thèse ? Cela consiste à creuser sur les modes de communication entre la mère et le baleineau en se focalisant sur des méthodes acoustiques et vidéographiques.


 


Etudes et conservation des baleines de l’Ile Ste Marie : Interaction entre la mère et le baleineau from UA WebTV - Université de Tana on Vimeo.


Anjara Saloma est encadré par le Pr Olivier Adam, de l’Université de Paris Sud qui manifeste beaucoup d’intérêts sur un partenariat à long terme. Ayant des expertises dans le domaine acoustique, surtout marin, l’Université de Paris Sud souhaite que ce partenariat s’étendra sur de nombreux champs d’activités. Mais quel rôle joue donc l’encadreur ?


La recherche scientifique au sein de Cetamada regroupe un responsable scientifique malgache, Anjara Saloma et son homologue François Xavier Mayer, ainsi que des stagiaires sous un statut d’éco volontaire scientifique et touristique venus d’Europe et de l’Océan Indien… Ces étudiants bénéficient d’un hébergement et de restauration dans les hôtels partenaires durant leur séjour à Sainte Marie. Mathieu Bodet, étudiant parisien s’est intégré à l’équipe scientifique en travaillant étroitement avec Anjara.


Les activités d’Anjara nécessitent l’usage de matériels professionnels, une grande adaptation et une connaissance du milieu marins. Dans la semaine, avec l’équipe de chercheurs, des sorties en mer sont organisées presque tous les jours pour effectuer de la biopsie, de l’étude acoustique, de l’observation.


Dans son volet touristique, Cétamada forme des écovolontaires qui encadrent les sorties en mer. Dans le centre de plongée Bora Dive, Anja, une écovolontaire étudiante de l’Université d’Antananarivo en Master procède à un brieffing et et débrieffing avant et après les sorties en mer pour donner le maximum d’informations sur les mammifères marins aux touristes et pour donner les consignes de sécurité).


Vu les opportunités d’affaires et le développement durable issus des potentiels de l’Ile de Sainte Marie et son environnement, l’association Cétamada se concentre sur la conservation des mammifères marins et de leur habitats. La présence des baleines a fait que les activités soient axées sur les développement d’un écotourisme baleinier responsable et durable, l’éducation environnementale, le développement communautaire et la recherche scientifique.


Les rendez-vous du Samedi sont réalisés pour faire une rencontre hebdomadaire de chaque volontaire travaillant sur l’île, de voir combien de baleines ils ont vu dans la semaines, combien de touristes ont été sensibilisés, quels sont les choses exceptionnelles que les volontaires ont vu en mer, combien de photo identification ils ont fait. Avec son ouverture de collaborer avec l’Université d’Antananarivo, de nombreuses perspectives sont à pourvoir car les étudiants de toutes filières peuvent s’y imprégner pour mettre en pratique leurs acquis et surtout les étudiants peuvent participer à un programme de conservation à Madagascar en faisant du bénévolat.


En effet, les champs d’application sont très vastes au niveau économique, marketing, communication, conservation, anthropologie, science du vivant, science de l’ingénieur, sciences physiques et bien d’autres facettes des compétences universitaires.. En effet, les champs d’application sont très vastes au niveau économique, marketing, communication, conservation, anthropologie, science du vivant, science de l’ingénieur, sciences physiques et bien d’autres facettes des compétences universitaires.