Bourses d’études : « Démocratiques et incitatrices »

Le paiement des bourses d’études et des allocations d’installation, au titre de l’année pédagogique 2013- 2014, a débuté le mercredi 30 juillet pour les étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) et ceux de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), suivis, le 31 juillet, par leurs homologues de la Faculté de Médecine et de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESPA). Le mandatement administratif est en cours pour deux établissements : la Faculté de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sociologie (DEGS), et la Faculté des Sciences. Les récentes manifestations revendicatives de Vontovorona et d’Ankatso ont remis sur le tapis le problème du retard dans le paiement des bourses d’études, un arbre qui a de plus en plus de mal à cacher la forêt de leurs critères d’attribution. Tous taux confondus, quelque 27 140 étudiants bénéficient actuellement d’allocations d’études
dites « démocratiques et incitatrices », sous le régime de l’arrêté interministériel (Ministère de tutelle + Ministère
des Finances et du Budget) n° 1033/2005 du 14 mars 2005, actualisé par l’arrêté n° 11270/2010 du 03 avril 2010.Les aménagements avaient porté sur une majoration de 10%des montants, mais les étudiants redoublants - qui satisfont aux critères pédagogiques d’attribution - ne bénéficient plus, désormais, que du quart du taux applicable à leur cas.

Sur les trois dernières années, la part de crédits allouée aux bourses d’études représente un peu moins de 20% du budget de l’Université délibéré et adopté en Conseil d’administration. Eu égard à la taille des effectifs, l’enveloppe la plus importante revient à la Faculté DEGS (10 748 étudiants), suivie de la Faculté des Sciences (5 012), de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (4 138), de la Faculté de Médecine (3 256), de l’Ecole Supérieure Polytechnique (2 888) et de l’Ecole Normale Supérieure (1 098).