Des caféiers, des forêts et des hommes

Dans la poursuite du cycle de conférences IFM/IRD, vous êtes cordialement invités à la projection du film IRD "Des caféiers, des forêts et des hommes" (30 mn, 2015 - Un film de Luc Riolon, assisté de Luc Markiw - Auteurs scientifiques : Perla et Serge Hamon, Emmanuel Couturon (responsable de la collection de caféiers de l’IRD à La Réunion), Jean-Jacques Rakotomalala (FOFIFA) et une Production IRD - avec le soutien du Programme Prioritaire Régional PAREGO Patrimoines, Ressources, gouvernance, en partenariat avec le FOFIFA et l’association BEC "Biodiversité et Eco-valorisation des Caféiers") qui sera au programme le mardi 31 mai 2016 à 16h dans salle de spectacle de l’IFM.
Après la projection, la conférence-débat sera animée par Monsieur Jean-Jacques Rakotomalala et Mademoiselle Nathalie Eva Raharimalala (chercheurs au sein du FOFIFA).

 La culture et l’économie du café reposent essentiellement sur deux espèces : Coffea arabica (arabica) et Coffea canephora (robusta). Pourtant, 124 espèces sauvages, hôtes des forêts d’Afrique, des îles de l’Océan Indien, de l’Asie du Sud-Est et de l’Australasie ont été répertoriées. Madagascar compte près de la moitié de ces espèces. Mais les forêts primaires sont menacées, partout des feux les dévorent. En Afrique, les déforestations massives détruisent aussi les caféiers. La station malgache de Kianjavato abrite la seule collection au monde de caféiers endémiques de la Grande Ile. La station de Bassin Martin, à l’île de La Réunion, héberge l’autre moitié des espèces, originaires d’Afrique, des Mascareignes, et des Comores.

Ces collections, outre leur fonction conservatoire, font l’objet d’études scientifiques visant à identifier les caractères potentiellement utiles à l’amélioration des espèces cultivées.

Dans de nombreux pays du Sud, la culture de l’arabica est aujourd’hui très menacée faute de variétés adaptées aux nouvelles contraintes issues des changements climatiques. Une prise de conscience de la communauté internationale est urgente pour assurer la sauvegarde, à long terme, des espèces sauvages dont la grande diversité constitue la base indispensable à l’avenir de la caféiculture. Les populations locales doivent elles aussi être sensibilisées quant à la sauvegarde de leur biodiversité.

Comptant sur votre présence,