Energies renouvelables, encore des lacunes dans l’approvisionnement

Pourquoi Madagascar reste pauvre malgré sa forte potentialité économique ? La maitrise en approvisionnement est une des raisons selon le Pr Minoson Rakotomalala, enseignant chercheur au Département de Physique. Le problème actuel de la JIRAMA est le reflet de cette réalité. La maitrise nécessite de la volonté politique à adopter des solutions à long terme en investissant sur la formation et la recherche. Les produits de recherche méritent une valorisation. Divers sources d’énergies renouvelables doivent être développées d’une manière durable.

Une source d’énergie est dite renouvelable, lorsque qu’elle peut être considérée comme inépuisable à l’échelle de temps humaine comme l’énergie solaire. Par opposition, une énergie non renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle moins vite qu’on la consomme et pas assez rapidement à l’échelle humaine comme le pétrole.

Madagascar bénéficie de sources importantes d’énergies par ses gisements de pétrole et de charbon, les bassins fluviaux (hydroélectricité), le rayonnement solaire (photovoltaïque), des surfaces disponibles pour cultiver des biocarburants (bois, éthanol, huile végétale, biogaz, balles de riz), le régime éolien sur les côtes, un potentiel géothermique et l’exploitation de l’énergie des vagues de mer. La valorisation des déchets urbains est une tâche pressante et pourrait contribuer aux ressources d’énergie. La biomasse ou l’ensemble des matières organiques d’origine végétale ou animale peuvent devenir source d’énergie par combustion après méthanisation (biogaz) et après des transformations chimiques (biocarburant). Malgré des coûts de réalisation généralement élevés, les coûts de maintenance des systèmes énergétiques renouvelables sont raisonnables. Les installations sont prévues pour durer plusieurs dizaines d’années.