L’ « agriculture durable » : Une vision alternative de la croissance économique

Dans la plupart des pays en voie de développement et à Madagascar notamment, l’agriculture est le secteur d’activités le plus important. Les études de Jean Eliasy Honoré, titulaire d’une maitrise ès sciences économiques, se sont focalisées sur cette importance de l’agriculture. Beaucoup de perspectives peuvent s’ouvrir à la Grande île qui est dotée de ressources naturelles abondantes, permettant de garantir une production suffisante et continue d’une manière rentable.L’agriculture durable apparaît comme la clé de sa croissance. C’est une agriculture qui s’inscrit dans le cadre du développement durable, mais qui se caractérise essentiellement par une vision sur le long terme de la production agricole.

L’enjeu de l’agriculture durable est de taille compte tenu de ses trois dimensions : écologique, économique et sociale. Toutefois, promouvoir l’agriculture durable signifie accorder, certes la priorité au développement des zones rurales, en adaptant l’agriculture à des exigences liées à la protection de l’environnement et l’espace naturel, mais en même temps, cela doit surtout contribuer à réduire la pauvreté rurale, ce qui présuppose un souci d’équité sociale entre les générations. A l’heure où de nombreux pays s’engagent sur la voie du progrès en misant sur le développement industriel, au détriment du développement agricole, les travaux de recherche de Jean Eliasy Honoré essaient de mettre en évidence l’importance de l’agriculture pour, non seulement, atteindre un niveau de développement acceptable, mais aussi dans un contexte de développement durable.

« L’agriculture durable » se présente donc comme une alternative à la croissance économique selon Jean Eliasy Honoré, qui commence par la lutte contre le « tavy » ou la culture sur brûlis, la protection de l’environnement, pour augmenter la production de façon significative, puis instaurer un régime foncier adapté, comme la mise en place d’un système d’immatriculation, en accordant la priorité à l’agriculture