Les énergies renouvelables, un litre d’eau de mer et la magie opère !


Avec le changement climatique, le délestage fréquent, l’isolement géographique de certaines localités, et le coût élevé de certaines formes d’énergies, Madagascar nécessite des actions pour rendre accessible ;écologique, etdurable les énergies. C’est dans cette perspective que le “Forum sur les énergies renouvelables” édition 2015 a eu lieu au Carlton d’Anosy, au Gymnase Couvert de Mahamasina ainsi qu’à l’IST d’Ampasapito.


L’Université d’Antananarivo abrite l’IME ou Institut pour la Maîtrise de l’énergie, faisant partie des nombreux exposants du Forum. Cet institut oriente ses recherches sur la conversion d’énergies appelées énergies renouvelables ainsi que le stockage de celles-ci afin d’en obtenir une “efficacité énergétique”. Les énergies se présentent sous forme d’énergies solaires (four solaire, chauffe-eau, photovoltaïque, et autres...), mais encore dans les énergies éoliennes, le biogaz et le biocarburant.


Les chercheurs de l’IME approfondissent la manière d’optimiser le rendement énergétique.
Ils ont pris comme exemple la séparation des atomes chimiques, le dihydrogène et le dioxygène pouvant générer une explosion, qui est la marque de la présence d’énergie, et donc une séparation qui économise de l’énergie.


Une autre découverte surprenante est que l’usage de l’eau de mer et d’une matière à base de graphite génère de l’énergie électrique.
Rien qu’un litre d’eau de mer suffit pour alimenter en 4 mois un poste radio et une ampoule, selon les explications du Professeur Mamiharijaona Ramaroson, de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antsiranana. Son équipe de chercheurs composée du Professeur Etienne Rakotomaria et du Professeur Jean-Marie Razafimahenina et de lui-même ont inventé de leur fonds propre, des prototypes fabriqués à Diego-Suarez.


Le magicien ne révèle jamais son secret. Protection de la propriété intellectuelle oblige.
Mais les Américains et les Suisses n’en croient pas leurs yeux, en disant que c’est impossible.


Tellement impressionné, un professeur venant de Suisse était collé plus d’une trentaine de minutes à leur stand. Mais la leçon qu’on en tire, “l’eau de mer est un conducteur et une source de corrosion pour les métaux. Et quand il y a corrosion, la réaction chimique est l’oxydoréduction.


Les électrons sont libérés, l’eau de mer est oxydée. Par conclusion, il y a énergie ! “Comment rendre ce mécanisme pour fournir de l’énergie écologique à l’échelle industrielle ?”