Lutte antiacridienne : Des chantiers inachevés

Des nuées de criquets ont envahi récemment les quartiers de la capitale, alors que les organismes sont nombreux à œuvrer dans la lutte antiacridienne. Les études approfondies d’Augustin Herindranovona, diplômé en Sciences agronomiques, apportent quelques éclairages à ce propos. Les constats sont là. L’évolution de la situation acridienne est affectée par les résultats des activités de base telles que les opérations de relevé pluviométrique - dont les données sont souvent surestimées et donc incohérentes - et de prospection acridienne, qui s’avèrent insuffisantes. En fait, la situation peut ne pas refléter fidèlement la réalité.

Cette méconnaissance de la réalité peut avoir des conséquences encore plus graves. Quelques recommandations d’amélioration sont donc avancées : d’une part, le renforcement du contrôle d`exécution des activités, et d’autre part, l’analyse périodique de l`évolution, sans oublier le renforcement des interventions. La grande technicité de la lutte antiacridienne exige des analyses et recherches permanentes sur les activités et la situation acridienne, mais il faut s’assurer, en même temps, que le système de lutte préventive est techniquement efficace, écologiquement acceptable, financièrement soutenable, et socio – économiquement rentable.

Pour ce faire, la lutte doit avoir un plan de contingence à même de décliner les différents niveaux de risques, les stratégies, les moyens et les modalités de financement.