Nosy-Be : Des récifs coralliens en péril

Les activités touristiques et les ménages Sur l’île de Nosy-Be sont responsables De la prolifération des déchets, qui atteignent des dizaines de tonnes par jour. A cause de ces paramètres, certaines plages comme celle de Djamanjar sont polluées par des déchets non biodégradables, tels que les bouteilles en plastique et les dépôts d’ordures. En période de pluies, la plage est infectée. La propagation menace les récifs coralliens.

Durant sa conférence a la Maison de la Science le 18 mai dernier, Narindra Ramahandrimanana, géographe de formation, a présente ses travaux concernant la prévention de la propagation des déchets ainsi que la conservation des récifs de Nosy Be. Elle a introduit dans son intervention la définition des récifs formés de « coraux qui sont à la fois animal et végétal ».Ces récifs ont besoin d’une condition délicate pour entrer en symbiose avec leur environnement. Le moindre changement de température, de climat, de salinité et la perturbation de la lumière par des déchets, déclenchent un blanchissement nuisible. On retrouve les coraux sur des fonds marins de très faibles profondeurs. Il est à noter que les activités humaines constituent l’origine des menaces. Dans ses perspectives, Narindra Ramahandrimanana a émis de suggestions pour prévenir la propagation des déchets, notamment en les triant, en s’investissant dans la filière de gestion des déchets ou la transformation, et puis renforcer l’éducation environnementale.

Durant les discussions, des étudiants en sciences du tourisme et en géographie ont soulevé les questions de ce qu’on entend par « tourisme durable ». Quand à la représentante du ministère de l’Eau, de !’Assainissement et de !’Environnement, elle a souligné qu’il s’agit d’un souci au niveau de l’hygiène. Une enseignante en sciences de la vie et de la terre du collège d’enseignement général d’Ambohipo a d’ailleurs, émis ses avis concernant la nécessité de renforcer l’éducation environnementale dans les programmes scolaires.

Elle affirme que les deux heures de cours d’une seule fois ne suffisent pas pour conscientiser les jeunes à gérer leur propre déchet. Elle félicite d’ailleurs, les actions comme celles de la Maison de la Science, visant à médiatiser des réflexions scientifiques touchant la conservation de la biodiversité.Comme les élèves du secondaire n’ont pas eu l’opportunité de suivre des classes vertes suite aux accidents routiers survenus récemment et des consignes y afférentes, les élèves de la série D du Club Vintsy au sein du Lycée Jean Joseph Rabearivelo ont su profiter de cette conférence pour élargir leur culture scientifique. Même les journalistes de la presse écrite ont recommandé une telle initiative. Comme il s’agit d’une première en termes de conférence de ce genre, les organisateurs souhaitent qu’une poignée d’universitaires soient motivés pour tenir des manifestations similaires.