Pensée sur la langue, langue malgache, malgachisation…


« Malgachisation et langue : réflexion sur l’enseignement, la connaissance et la pratique des langues, questions récurrentes à Madagascar », tel est le thème de la conférence qui s’est tenue à l’ICMAA Isoraka. Présentée par Madame Yvette Ranjeva Rabetafika, l’auteur a explicité par le biais du contexte historique ce qu’est la « malgachisation ». D’après ses propos, cette terme a connue jour vers les années 72 et elle fait bruit jusqu’à aujourd’hui dans l’histoire de l’enseignement à Madagascar.


L’exposée développe des sujets autour de la malgachisation et dégâts, des instructions, et pour une vraie politique linguistique et sereine. Ces trois volets portent leurs histoires qui ont incités la réaction de l’auditoire. Parmi les participants ; on a trouvé les personnes qui s’annoncent victime de la malgachisation ou « fanagasiana ». La réaction se porte surtout sur le premier volet qui est de ces dégâts. Le constat est imminent pour les élèves malgaches à l’époque qui étaient frappés de force par l’instauration de ce régime dans le monde de l’enseignement par la non maîtrise des deux langues à la fois, malgache et français. Cette défaillance perdure jusqu’à la génération des élèves actuels et ceci qu’importe le niveau (primaire, secondaire, supérieur).


Fanagasiana, elle fait bruit de peur pour les parents qui ont vécus à l’époque. Mais d’après l’intervenante, elle ne doit pas porter cet effet, car il y existait ceux qui ont su l’exploiter, elle parle de l’Université d’Antananarivo. Ce régime doit être discuté et appliqué selon des normes souligne-t-elle pour éviter les dégâts. Le choix entre « instruction » au singulier qui évoque l’éducation et « les instructions » des données venant des autorités, forme aussi une question incontournable sur la mise en place des pratiques de la langue.


Les réactions se focalisent sur la valorisation de la langue malgache étant langue maternelle « tenin-dreny », langue ancestrale « tenin-drazana », langue nationale « tenimpirenena », langue d’éducation « teny hibeazana ». Comment préserver la langue ? Quel mode d’apprentissage pour la jeune génération et la future ? A l’issue de ce partage, il est à souligner que les questions langue impliquent diverses entités constituantes de la culture du pays même, elle doit être traitée avec rigueur. Avoir sa propre langue, nous soutenons son identité. « Andrianiko ny teniko, ny an’ny hafa feheziko »