Potabilité de l’eau souterraine d’Antananarivo sur le respect des normes établies

L’Objectif du Millénaire pour le Développement de réduire à moitié la proportion de la po- pulation n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici 2015 est difficile à atteindre pour Madagascar, au vu de la situation actuelle de l’eau et de l’assainissement de la capitale. La contamination des ressources en eaux sous terraines provient de divers facteurs : naturel (nature de l’aquifère traversée), ou dans la plu- part des cas, d’origine humaine (les diverses activités de l’homme : domestique, agriculture et élevage) ; favorisée par le non-respect des normes de protection des puits et l’absence d’assainissement adéquat.

Généralement, l’eau destinée à la consommation doit obéir aux normes définies par la règlementation nationale. Si un des paramètres dépasse les limites de concentrations autorisées, il y
a non-conformité aux normes établies. Certains éléments peuvent être tolérés s’ils ne dépassent pas une certaine limite, contrairement à d’autres. Encore faut-il tenir compte du caractère quotidien ou occasionnel de la consommation et de la possibilité d’une accumulation dans l’organisme. Dans ce sens et en tenant compte de la démographie et de la qualité de vie de la population, les normes évoluent aussi et deviennent de plus en plus strictes. Des études montrent une nette amélioration de la qualité de l’eau par rapport aux résultats enregistrés en 2007, notamment au niveau turbidité et métaux lourds ; pouvant être due au lessivage provoqué par de fortes pluies.

Vis-à-vis de la norme de potabilité des eaux destinées à la consommation humaine de l’OMS, plusieurs puits sont actuellement non potables. L’autorité administrative devrait soutenir des mesures centrées sur des actions préventives développées sur des bassins versants prioritaires, en termes d’eau et d’assainissement. Ces actions comprennent un diagnostic des causes de pollution par bassin, un plan d’actions comprenant des formations et des conseil, un autre sur les pollutions diffuses et ponctuelles au niveau des exploitations, la mise en place de zones tampons ainsi que des investissements collectifs limitant les transferts de polluants vers les eaux des rivières.