Préserver la diversité biologique : Pour combattre la pauvreté

Alors que les actions déployées à l’échelle mondiale pour lutter contre la pauvreté ne cessent de se multiplier, une nouvelle inquiétude vient capter toutes les attentions. La dégradation de l’environnement et de la diversité biologique a atteint un stade préoccupant. Les premières stratégies de conservation allaient cependant à l’encontre des intérêts des plus démunis, qui dépendent de la diversité biologique pour survivre. De nouvelles stratégies de conservation dites pro-pauvres sont alors entreprises et développées dans les pays pauvres de la planète, lesquels abritent, par le concours des circonstances, une très riche diversité biologique. C’est l’objet de l’étude approfondie de Eurlike Rabearisoa, diplômé en économie. Même si des controverses sont apparues entre les économistes sur la la question de lier ou non la conservation de la diversité biologique avec la réduction de la pauvreté, la communauté internationale, elle, voyait en cette conciliation la seule issue pour parvenir à un développement durable. Les pratiques de conservation pro-pauvres menées dans les pays d’Afrique subsaharienne ont cependant montré que ce ne sont pas toutes les conservations propauvres qui peuvent réussir et que les cas de succès relèveraient davantage d’un allègement de la pauvreté plutôt que d’une réduction.