Echo de la semaine de la langue française : s’exprimer en français, encore des efforts


La semaine de la langue française a permis à nos étudiants au concours de débats universitaires à l’initiative de l’Agence Universitaire de la Francophonie. Les participants en majorité n’ont jamais pris part à un débat et ont donc dû relever des défis : s’exprimer en langue française, faire preuve de bon sens et d’analyse, maîtriser la technique d’argumentation, et débattre devant un jury.


La première demi-finale a opposé l’équipe de la faculté DEGS et celle de l’UCM autour de la question : « Faut-il piétonniser Analakely ? ». Lors de la deuxième demi-finale, les équipes de la FLSH et de l’ISCAM ont débattu autour de la question : « La liberté d’expression justifie-t-elle la provocation ? ».


« Langue française, langue hospitalière : opportunité ou menace ? », tel était le thème de la finale qui a confronté les équipes de la faculté DEGS et de l’ISCAM. L’équipe de l’ISCAM a argumenté en faveur du contact et de hospitalité des langues soutenant qu’une langue doit évoluer pour continuer à exister. L’équipe de la faculté DEGS quant à elle a avancé que l’hospitalité d’une langue peut la menacer car elle la soumet aux influences des cultures véhiculées par les langues qu’elle côtoie, se référant particulièrement au cas de la langue malgache.


Nos étudiants ont la faculté de débattre avec des argumentaires solides. Mais des lacunes se manifestent quand il s’agit de s’exprimer dans la langue française. Quand il s’agit de chanter, le constat prouve la maitrise de la langue se manifeste à cause de son caractère répétitif. Durant le karaoké géant pendant lequel on chantait Johnny Haliday, Jean-Jacques Goldman, … les jurys ont senti une prononciation correcte chez les malgaches. Le caractère endémique de la faune et la flore de Madagascar était le focal des participants du concours de photo ayant pour thème « J’ai à cœur ma planète. »