Thèses et mémoires : Lutte contre le paludisme, les directives ont-elles été suivies ? par Dr Tsiry Rabezahana


Le paludisme faisait l’objet de titre des journaux il y a quelques semaines. Des cinquantaines d’enfants morts dans le sud pendant le deuxième semestre. Selon l’Express de Madagascar du 29 mai 2015 : « Durant le premier trimestre, 4 518 cas de paludisme ont été confirmés à Madagascar dans les 112 districts dont 21 morts ». Dans le cadre de la politique national de lutte contre le paludisme, est-ce que les directives nationales ont-elle été suivies ? Dr Tsiry Rabezahana, spécialisé en pharmacie, en a fait l’objet de sa thèse de doctorat d’Etat. Les professionnels de la santé ont-elle adhérées les mesures de prises en charge des patients ?


Dans ses études, Dr Tsiry a émis l’hypothèse affirmant que les zones propices ne suivent pas les directives à savoir les zones tempérées et côtières. Il est étonnant de constater que ce sont les hautes terres qui ne sont pas participées à la prise en charge recommandée. Le programme isssu des recommandations de l’Organisation Mondial de la Santé vise 1) à diagnostiquer le paludisme, 2) à le traiter, et 3) à donner des conseils. Au niveau des diagnostics, les symptômes peuvent être parfois trompeuse sans analyse. On confond souvent la grippe et le palu en cas de température de la peau ou de fièvre. Le palu devient aussi pharmaco résistant au fil depuis 60 ans à cause de l’usage faussé des nivaquines et chloroquines. Pourtant, la manière de le traiter à tous les niveaux, c’est l’avis des experts comme la prescription d’ACT. La lutte ne se résume pas à l’ordonnance mais aussi les conseils et le suivi de l’évolution de l’état de santé.


En analysant les cahiers de santé auprès de Centre de Santé de base des districts étudiés, l’approvisionnement en médicament ne suit pas les normes ne serait qu’en matière de disponibilité, de conditionnement, de ressources humaines. La solution durable proposée est d’approvisionner les médicaments subventionnés dans ces régions ainsi que d’affecter des pharmaciens ainsi que la production à Madagascar des médicaments. Malgré son caractère morbide venant d’un palu simple vers un palu grave, on peut l’éviter en utilisant des moustiquaires imprégnées, en pulvérisant par des spray, et prendre des antipaludéens avant de se rendre dans une région suspecte. Sachons quand même que les charges parasitaires des gens diffèrent. En haute terre qui sont très sensibles pour 100 parasites en déclenchant des fièvres, alors que sur les cotes, les sujets de 1000 parasites sont résistant. En cas de suspect, mieux vaut l’avis d’un médecin.


Faly Rakotoarivony