Une nouvelle salle de collection et sortie de promotions pour les 40 ans du Département de Paléontologie et d’Anthropologie Biologique


Atteindre ses quarante ans est signe de maturité. Le Département de Paléontologie et Antropologie Biologique (DPAB) au sein de la Faculté des Sciences a commencé à fêter son quarantième anniversaire le 01 juillet 2015. C’était un événement marquant pour l’Université d’Antananarivo car en plus, c’était aussi l’occasion de sortir les deux promotions en master 2 dénommées Tsidiala et Varika. Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a honoré de sa présence pour encourager les recherches scientifiques pour en vue de la culture de l’excellence et de l’innovation. D’ailleurs, c’était aussi le moment d’inaugurer la nouvelle salle de collection du Département qui expose des vestiges et de fossiles d’une grande importance.


Le domaine de recherche du Département contribue au développement de Madagascar. Des chercheurs d’origine américaine collaborent étroitement avec ce département dans les études en primatologie, en nutrition, en conservation et développement, … Durant deux semaines en début juillet, 6 étudiants de l’Université d’Illinois et 2 étudiants du DPAB ont effectué des études sur le terrain de Tsinjoarivo Ambatolampy. Ils étaient accueillis au sein de l’ONG Sadabe, un organisme qui effectue des recherches sur la synergie entre la conservation des espèces de primates de Tsinjoarivo. L’ONG participe à la sensibilisation d’activités génératrices de revenu pour alterner la déforestation. Il s’agit de l’apiculture, de la pisciculture, et l’élevage de lapins. Le 08 juillet, des fossiles d’hippopotame nain, de tortue et d’oiseau ont été découverts par l’équipe sur un site d’Ikelivozonona Sambaina datant de vingt millions d’années. Des études en laboratoire devront encore être entamés pour capitaliser en vue de la promotion touristique. 


Les champs d’application deviennent de plus en plus grands, si bien que le DPAB et la Faculté des Sciences vont concrétiser un projet pour rendre la station de Tsinjoarivo sous une forme de laboratoire. En fait, les théories en salle ne suffissent plus. Les étudiants ont besoin de saisir les réalités sur terrain. Un autre lac, celui de Tsimanampetsotse est en cours d’étude aussi pour cette extension. Les enjeux socio économiques sont d’une grande importance pour ces investissements. Il s’agit d’une action durable et qui intéressent les touristes, les chercheurs internationaux, et puis contribue au développement local.


Faly Rakotoarivony